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 Villa Sheperd, au petit matin.

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Mary Latoya
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MessageSujet: Villa Sheperd, au petit matin.   Mar 24 Mar - 15:51

Mary était complètement crevée quand elle finit par arriver devant la villa Sheperd. Le ciel était encore noir comme l'encre mais le rose de l'aurore pointait déjà ses premiers rayons. Mary avait toujours son jogging dans la main. Elle finit tourner la clé dans la serrure et entra dans la maison encore endormie. Les parents Sheperd étaient une fois de plus absents, laissant leurs enfants aux bons soins de leurs domestiques. Sans un bruit, elle referma doucement la porte d'entrée. Sur la pointe des pieds, elle entreprit de gravir le grand escalier qui menait aux étages.
Mary se remémorait sa journée dans son ensemble. Et qu'elle journée! Le cour des événements lui avait totalement échappé, mais ce n'avait pas été pour lui déplaire. Elle avait rencontré ce jeune homme au comportement parfois étrange qu'était River. La journée qu'ils avaient passé avait été riche en émotion. C'était une journée étrange pour une fille comme Mary, qui n'avait pas du tout l'habitude de s'abandonner aussi facilement dans les bras d'un homme qu'elle venait juste de rencontrer de surcroit. Pourtant, ce mystère qui entourait le jeune homme comme une aura indescriptible, l'avait irrésistiblement attirée. Elle ne regrettait aucun de ses gestes, elle ne regrettait aucunement cette journée.
Et que dire de ce petit japonnais qu'elle avait rencontré encore par un total hasard dans le parc? Il l'avait fait beaucoup rire, il était adorable et Mary avait bien accroché avec lui. Elle espérait pouvoir le revoir, elle appréciait sa compagnie. Elle espérait aussi revoir River, mais pas pour les mêmes raisons bien sur...
Mary était rendue en haut de l'escalier et se dirigeait à présent vers sa chambre, toujours sur la pointe des pieds. Sa main se dirigea vers la poignée de la porte de sa chambre et entra. Elle n'alluma pas la lumière tout de suite, sa fenêtre aux volet relevés envoyaient une légère lumière. La jeune femme ferma la porte et finit par s'y adosser. Elle ferma les yeux quelques instants et poussa un long soupir.
Soudain, un bruit se fit entendre dans un coin de sa chambre. La jeune femme sursauta et rouvrit les yeux, fouillant sa chambre du regard pour découvrir l'origine du bruit. Mais la pénombre l'empêchant de bien distinguer sa chambre dans son entièreté, Mary finit par allumer la lumière. Ses doigts cherchèrent l'interrupteur, tout en gardant les yeux rivés vers ce qui semblait être l'origine du bruit. La lumière s'alluma, dévoilant...


"Ruby?"

Le jeune homme était assit dans le fauteuil, placé dans le coin de la pièce qui faisait face à la porte de la chambre. Il la regardait, un air que Mary n'arrivait pas à définir sur son visage.
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Ven 27 Mar - 6:35

L'aube déjà.

La nuit fut longue, très longue pour le fils ainé Sheperd, toute une journée durant Mary n'avait montré le bout de son nez. Elle aurait dû être là, la jeune femme travaillait pour son compte et devait être disponible à ses moindres appels. Ruby n'avait pas eut cours de la journée, et voir cette absence perdurer l'avait mit en rogne. Non, elle n'avait pas de vie, d'ordinaire même durant ses jours de repos il l'avait toujours sous la main. Mais cette fois-ci, elle avait été introuvable. Inutile de préciser que le jeune homme avait été hors de lui alors qu'il avait silloné la ville dans son sublime bolide, à sa recherche sans la trouver.
Les rues de Trivialle n'étaient pas aussi sures qu'elles le paraissaient, et Mary était connue pour ses services rendus aux Sheperd, une place délicate ... L'inquiétude avait été l'émotion du jour suivit de près par la colère. Adam avait réussit à le raisonner, Mary avait peut-être eut un empêchement administratif ou autre... Elle ne laissait jamais Ruby l'aider ou s'en charger il ne pouvait donc rien en savoir. Il avait passé la soirée à tourner tel un lion en cage dans sa chambre luxueuse. Debbie l'avait appelé 5 fois, Jane 3... De bien jolies bêtes...mais qui ne trouvèrent pas la clé de l'interêt de l'Apollon, bien trop occupé à s'imaginer divers sénarios.
Elle devrait déjà être rentrée, pensait-il alors que la nuit noir règnait sur la ville. Il fallait attendre 48h de disparition pour appeler la police... il ne s'en donnait que 24h. Sa douche avait été innéficace contre son stress, il n'avait plus sentit aucune douleur corporelle, trop préocupé par autre chose. La mafia sévissait dans les environs... Mary était jolie, et assez maladroite pour tomber dans un traquenard...mais surtout assez butée pour ne pas appeler à l'aide !

En caleçon et pantallon de pyjama, il avait investit la chambre de la disparue, se mettant à y faire les cent pas, son téléphone portable greffée à sa main droite ... au cas où...
A minuit, il contacta sa milice personnelle, une horde de gros bras destinés à le protéger d'ordinaire, il lança un code de disparition, en moins d'une heure, 6 voitures étaient parties à la recherche de la ravissante idiote. Il avait prit place dans ce petit fauteuil, fixant la chambre sans lumière, uniquement éclairée par les rayons de la Lune. Ses doigts étaient serrés autour des accoudoirs, les yeux posés sur la porte, il sentait ses membres trembler de rage. Il attendit ainsi le reste de la nuit, voyant l'aube qui se levait. Une crampe à son estomac revendiqua la peur qu'il ne voulait avouer... 24heures qu'elle avait disparu.

Soudain la porte s'ouvrit, il sursauta, n'ayant plus rien espéré de cette nuit. Elle allait bien visiblement ... Sa machoire se serra tout comme ses doigts autour des acoudoirs, faisant un léger bruit. Elle alluma la lumière, parue étonnée de le voir ici. Elle allait TRES BIEN d'après ce qu'il pouvait voir... Ses yeux dorés la fusillaient, il remarqua que les vêtements qu'elle portait n'étaient pas les siens, ils étaient ... masculins. Son sang ne fit qu'un tour, il bouillait sur place. Avait-elle une idée précise de la journée qu'il avait passé par sa faute ? Ses yeux se plissèrent légèrement, sa respiration était calme, trop calme et profonde, il se mesurait.

"Où étais-tu ?"

Sa voix était posée, mais tendue, sa mâchoire ne s'était pas désserée d'un millimètre. Pour qui se prenait-elle ? Elle arrivait comme une fleur et se demandait ce qu'il faisait là ... Elle n'était pas en jour de repos pourtant ! Elle n'avait absolument aucun droit de faire ça et encore moins de lui infilger un truc pareil !!!

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Mary Latoya
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Sam 28 Mar - 3:03

Mary avait vraiment été surprise de trouver Ruby assit dans le fauteuil de sa chambre. Principalement parcequ'il ne mettait que très rarement les pieds dans cette pièce. Logique, il n'avait rien à y faire d'intéressant. La jeune femme resta sur le pas de la porte, le dos collé à la porte et fixait Ruby. Elle n'aurait u dire pourquoi, mais il paraissait furieux. Ses pupilles dorée la fixaient, la regardaient de haut en bas, tandis que leur propriétaire la jaugeait. Bien sur, Mary s'était attendue à ce que son patron soit en colère, elle avait manqué une journée de travail après tout, c'était tout à fait logique. Mais étrangement, il lui semblait que le jeune homme était en colère pour une raison autre. Impression qui se confirma alors que les yeux du jeune homme s'arrêtèrent sur le pantalon que portait la jeune femme. Un pantalon à l'allure masculine... L'expression de Ruby se transforma alors. Le jeune homme se maîtrisait mais Mary le connaissait par cœur depuis toutes ces années et elle devinait, sans toutefois en comprendre la raison, qu'il bouillonnait intérieurement.
L'inévitable question fusa entre les lèvres pincées du jeune homme. Sa voix tendue confirma l'impression de Mary. Qu'allait-elle lui dire? Lui avouer qu'elle avait passé la journée dans les bras d'un inconnu au lieu d'exécuter le travail pour lequel on l'avait engagée? Il ne valait peut être mieux pas...
La jeune femme détourna le regard de celui du jeune homme et se redressa. Lentement, elle marcha jusqu'à son lit et y jeta son pantalon de survêtement. Elle enleva aussi son pull, dévoilant ainsi le t-shirt que lui avait donné River. Elle ne voulait pas regarder Ruby, sublime comme toujours, torse-nu dans son fauteuil. Elle ne comprenait pas la réaction du jeune homme mais elle sentait qu'elle allait en prendre pour son grade. Sa furtive escapade avec River en valait-il la peine? Trop tard de tout façon, ce qui est fait est fait.
Mary posa les mains sur ses hanches et jeta la tête en arrière, signe de lassitude.Elle était crevée, voila 24h maintenant qu'elle n'avait pas dormit. Enfin si, une petite demi heure, quelques heures auparavant, dans les bras d'un superbe éphèbe...
La jeune femme tourna la tête vers Ruby, qui était toujours assit dans le fauteuil et qui bouillonnait toujours de rage.


"J'ai été retenue en ville. Je suis sincèrement désolée d'avoir manqué un jour de travail Ruby. Et je suis désolée de ne pas avoir pu te prévenir."

Mary regardait le jeune homme et attendait sa réaction. Quelque chose lui disait que cela n'allait pas se passer comme ça...
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 13 Avr - 15:57

Mary avait posé sa main sur sa hanche, une posture bien arrogante pour une personne en tord. Les mains de Ruby se resserrèrent autour des accoudoir, tant et si bien que les jointures de ses doigts en devinrent blanches et que la douleur commença à pointer le bout de son nez. Il était furieux, elle avait une attitude qu'elle n'avait jamais dévoilée. Qui était cette femme qu'il avait en face de lui ? Ses dents grincèrent légèrement.

"Retenue en ville ?"

RETENUE EN VILLE ?!?

"De qui tu te moque ?"

Sa voix était encore posée, bien trop calme, aucune ironie dans ses yeux, juste une rage résultant de son inquiétude, de son angoisse d'une journée entière. Il n'avait plus de nerfs, et pourtant il tirait encore dessus pour paraitre neutre. C'était difficile, l'effort devenait de plus en plus difficile à fournir. Elle était sur le point de répondre quand le jeune homme reprit la parole.

"Tu es tenue de m'avertir, moi ou la gouvernante... même Adam aurait suffit."

Un patron froid, voilà l'image qu'il donnait, un patron qui exigeait la perfection de ses employés. Mary n'était plus une amie dans cette situation mais une simple employée, oui, une personne sans valeur affective qui était en faute. Elle pouvait se faire virer d'un moment à l'autre. Elle n'avait nulle part où aller. Où peut-être que si... si l'on s'en référait aux vêtements qu'elle portait. Il n'émit aucun son à ce propos. Il était intelligent et savait très bien les possibilités qu'un indice pareil représentait pour une jolie femme comme Mary.
Elle savait tout de lui. Il ne lui cachait rien... la voir agir ainsi le dégouttait. Elle le délaissait pour un autre, elle ne s'inquiétait pas de ses pensées à lui, de ce qu'il pourrait bien faire si elle n'était pas là. Elle n'avait pas le droit d'être comme cela, il l'avait laissé entrer dans le jardin qu'il gardait secret à tout le monde. Sa mâchoire se mit à trembler avant qu'il ne la stoppe. Visiblement elle n'avait pas l'air de regretter ses actions. Que devait-il faire ? La virer sur le champ ? La perte ne serait pas dure que pour elle mais pour lui aussi. Il se referma soudain, ne reflétant plus aucune émotion. Il baissa les yeux et se leva doucement. Il fixa la porte et s'y avança.

"J'espère qu'il en valait la peine."

Oui, car lorsque le jeune homme passerait la porte, la jeune fille ne compterait plus en rien pour lui. Il en ferait un défi de tous les jours. Glacial, la respiration tout à fait normal, il passa près d'elle sans un regard. Il se comportait comme avec les cloportes de son école. Elle était l'une des seules à pouvoir le toucher... elle était allée trop loin pour lui et le poussait dans ses retranchements. Il posa sa main sur la poignée qu'il commença à tourner.

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Mary Latoya
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Mar 14 Avr - 5:50

Les dents de Ruby grinçaient, Mary pouvait les entendre bien que le jeune homme se trouvait à son opposée. La jeune femme vit les jointures de ses doigts blanchir, signe qui lui signifiait, si cela était encore nécessaire, que son ami était dans une froide colère. La jeune femme ne se souvenait pas avoir déjà vu le mannequin dans un tel état. Cela l'étonnait. Bien sur, elle ne s'était pas attendue à ce que tout se passe bien, elle avait manqué à ses obligations après tout! Mais elle devait avouer qu'elle ne s'était pas attendue à une telle rage. Pourquoi un tel comportement? Ce n'était pas la première fois qu'elle sortait de la maison toute une journée. Oui mais ces jours là, elle était en congés, il n'y avait donc pas lieu de s'inquiéter. Était-ce la raison de la colère du jeune mannequin? S'était-il inquiété pour elle?
Mary ouvrit la bouche, s'apprêtant à répondre, à se justifier. Ma la voix beaucoup trop calme du jeune homme fusa à nouveau jusqu'à elle, comme une claque frappant fortement une joue. La jeune femme détourna le regard sur ses mains, qui tripotaient un objet invisible. C'était vrai, elle était tenue d'avertir quelqu'un lorsqu'elle était dans l'incapacité d'exécuter son travail. Et elle ne pouvait pas dire qu'elle ne pouvait pas prévenir, elle avait toujours son portable sur elle, même ce matin et ça, Ruby le savait parfaitement. Elle avait prit cette habitude lorsqu'elle était rentrée au service des Sheperd, depuis qu'elle était devenue aussi proche de Ruby. Ce dernier exigeait sa présence à n'importe quel moment, elle avait donc investit dans un téléphone portable pour le cas où il y aurait une urgence. Mary n'étais plus fière à présent, elle avait vraiment manqué à tous ses devoirs. Elle comprenait à présent mieux la colère du jeune homme qui devait s'être posé beaucoup de questions sur un tel silence. Pourtant, quelque chose lui disait que ce n'était pas tout. Il y' avait autre chose qui contrariait le mannequin. La jeune femme reporta son regard sur le visage de son ami. Il l'observait, semblait s'arrêter plus longtemps que nécessaire sur les vêtements qu'elle portait. Des vêtements masculins, que lui-même aurait très bien pu porter.
Une fois encore Mary détourna le regard et fronça les sourcils. C'était donc ça le problème? La jeune femme connaissait bien son ami. Elle savait qu'il ne supportait pas de voir ce qui lui appartient s'éloigner de lui. Car oui, en un sens, Mary lui appartenait et cela elle le savait parfaitement. Une situation qui ne l'avait jamais vraiment dérangée vu qu'après tout, elle ressentait la même chose pour lui. Il était égoïste et prétentieux mais c'était son Ruby. Pensait-il la même chose de son côté? La situation lui semblait différente et pourtant... La jeune femme ne dit pas un mot. Il n'y avait rien à dire, elle était en tord point.
Ruby se leva, Mary tourna à nouveau la tête vers lui. Son visage s'était refermé, ne laissant plus aucune émotion transparaître sur son visage parfait. Mary n'aimait pas ça. Elle préférait qu'il lui crache toute sa haine au visage, elle voulait qu'il lui dise tout ce qu'il avait sur le cœur. Elle préférait même qu'il la gifle plutôt qu'il s'enferme ainsi dans son ressentiment. Il passa à côté d'elle, sans un mot sans un regard. La froideur dont il faisait preuve porta un coup au cœur de Mary. Si il y avait bien une chose dont la jeune femme avait peur c'était de perdre l'amitié du mannequin. Il était plus important que tout pour elle, même plus important que cette petite escapade qu'elle commençait à regretter à présent... Quoique non, elle ne regrettait rien car quelque chose s'était passé aujourd'hui, quelque chose qui l'avait changé. Le jeune homme se dirigeait vers la porte, il avait la main sur la poignée. Mary devait agir, faire quelque chose, n'importe quoi. Elle savait que si Ruby passait cette porte, tout serait terminé.
Mary tendit le bras et le plaqua contre la le torse du jeune homme. Elle posa fermement sa main sur la hanche du mannequin qui était vêtu d'un simple pantalon de pyjama. La jeune femme exerça une pression sur son bras, forçant le jeune homme à reculer et à lui faire face. Elle le regarda droit dans les yeux le jeune homme, cherchant à y voir une émotion, n'importe laquelle. Hélas, le garçon était plus fermé qu'une huitre.


"C'est donc ça le véritable problème? Que j'ai passé la journée avec un autre homme que toi? Ruby ne fait pas l'enfant s'il te plais!"

Le ton de la voix de Mary était monté légèrement. Il essaya de se calmer afin de ne pas réveiller Adam, ni les autres domestiques.

"Au cas où tu ne l'aurais pas encore compris après toutes ces années, laisse moi t'expliquer une chose. Ton amitié est la chose la plus importante qu'il y' a dans ma vie. TU est la personne la plus importante dans ma vie. Alors je suis désolée de t'avoir bléssé. Mais que crois-tu que tu as fais pendant toutes ces années lorsque tu ramenais ces filles à la maison, juste sous mon nez? Tu ne pensais me blesser n'est-ce pas? Et bien si! Moi au moins j'essaye d'être discrète."

Mary commençait elle aussi à fulminer. Il était d'un égoïsme cet homme! La jeune femme n'avait jamais vu quelqu'un comme ça!

"Et pour ton information, s'il met en péril notre amitié, non il n'en valait pas la peine."
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Dim 19 Avr - 13:58

Il ne répondit pas, oui ça le dérangeait mais par dessus tout, ce qui l'enrageait était le fait qu'elle ait préféré la compagnie d'un mec qu'il ne connaissait pas à son propre bien être à lui. Oui, c'est un gamin égoïste, pourri gâté... mais Ruby était comme ça... jaloux, possessif. Il ne montrait jamais cette façade, Mary était la seule ouverture.
Oh... il faisait l'enfant s'il le voulait ! Et il savait très bien le faire ! Rester muré dans ses silences, rien de plus facile.

Sa voix fusa, pas plus haute qu'un murmure parlé.

"Il n'y a pas de jalousie. Dois-je te rappeler que tu sais tout de moi ? Que j'ai investit une confiance énorme en toi ?"


Oui, il avait réussit à reporter le centre sur lui, encore une fois.

"Pas de jalousie non."

J'étais mort d'inquiétude, pensa t-il. Mais ces mots ne franchiraient jamais ses lèvres. Ses doigts étaient serrés autour de la poignée.
Elle n'avait jamais fait de vague auparavant, il ne pouvait donc rien lui reprocher autre que ce qui venait de se passer.

Il était vrai qu'il ne se gênait pas pour ramener ses conquêtes chez lui, après tout, les parents n'étant jamais dans le coin, il pouvait tout se permettre. Il savait pertinemment que Mary n'aimait pas ça... mais c'était devenu un jeu pour lui, la faire réagir, jalouser ? Lui donner des envies qu'il ne faisait pas le geste de combler, comme pour l'appâter avant de refuser tout supplément. Ses yeux auraient pu lancer des flammes, d'où se permettait-elle de parler ainsi ?!? A LUI ?!?
Sa main se détacha de la poignée, le jeune homme fondit sur Mary, la forçant à reculer contre le mur, le poing de Ruby sur ce même mur, à quelques centimètres de son visage.
Le jeune homme restait neutre, le visage légèrement tiré par la colère, comme à bout de force. Il était sur les nerfs depuis sa disparition, il était fatigué.

"Je te rappelle que tu es ici Chez moi."

Voix trop calme, tirée par la colère qu'il contenait.

"Et ne me parle pas d'amitié."

Ses yeux dorés étaient rivés dans ceux de la jeune femme, ardents, colériques, un fin cercle vert néon se dessinant entre sa pupille et son iris.

"Quelle amie disparaitrait de cette manière ?!?"

Sa voix allait crescendo. Elle lui appartenait, à LUI ! Elle n'avait pas le droit de lui échapper de cette façon, c'était interdit ! Mary n'en avait peut-être pas conscience après tout... Mais sans elle Ruby ne serait pas ce qu'il était. Ceci bien sûr il le tairait aussi. Elle était nécessaire à son équilibre... lui qui ne s'était jamais lié à une femme autre qu'elle... Elle lui était nécessaire tant qu'il n'avait pas trouvé de femme avec qui partager sa vie. Et il doutait fortement que ce genre de femme puisse exister.
Lui n'en avant que faire de ce que l'on pouvait penser de lui dans la maisonnée. Les domestiques étaient tenus au secret professionnel s'ils voulaient garder leur place, Adam ... Adam avait bien vu que Ruby n'était pas à l'aise une fois Mary sortie de son contrôle, il prendrait ça pour une dispute ordinaire, comme lorsqu'il entendait les cris des filles qui s'énervaient quand son frère ainé les plaquait avec un cruel manque de délicatesse.

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Mary Latoya
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Mar 19 Mai - 15:05

Mary attendait à présent, la main retenant toujours le bras d'un Ruby furieux qui ne désirait que sortir de cette chambre. La jeune femme n'osait pas croiser le regard de l'étudiant, par peur de ce qu'elle pourrait y lire... Car oui, à présent Mary avait peur de la situation dans laquelle elle s'était mise aujourd'hui. Elle n'avais rien vu venir, elle n'aurait jamais imaginé qu'un jour, son amitié avec le jeune homme puisse être remise en cause. Et surtout pour un motif aussi dérisoire que celui-ci... Mais bon sang, qu'est-ce qui lui prenait?

Pourquoi réagissait-il ainsi? Lui qui jurait que ce n'était pas la jalousie qui le commandait en cet instant. Alors quoi? Qu'est-ce qui avait bien pu le rendre aussi furieux? L'inquiétude? Ruby s'était-il inquiété pour elle?
Le cœur de Mary se mit alors à battre plus vite que de raison. C'était la première fois qu'il lui apparaissait que Ruby pouvait s'inquiéter pour autre chose que pour lui-même en fait... Cela paraissait tellement impossible que cet égoïste pense à autre chose que lui-même. Mais elle devait se tromper. Oui mais... Non, elle devait se tromper...

C'est le mouvement du corps de son ami qu'elle sentit bouger, qui tira Mary de ses réflexions. Sans que la jeune femme n'ait eu le temps de faire un seul geste, Ruby marchait rapidement vers elle, forçant la jeune femme à reculer. Reculer jusqu'à ce que son dos rencontre le mur qui se trouvait derrière elle. Et que le point de Ruby se colle à quelques centimètres de son visage. Visage qui exprimait un mélange de sentiments. Surprise et peur.

Mary étudia les traits de l'ainé des Sheperd. Des traits tirés par une colère sourde, qui ne s'exprimerait pas, même pas dans la voix du jeune homme, qui était bien trop calme au goût de la jeune domestique.
Oui, elle vivait chez lui et par conséquent, elle n'avait pas émettre une quelconque opinion sur ce qu'il faisait. Elle n'était pas chez elle, elle s'en rendait bien compte. Mais était-ce une raison pour la faire souffrir en sachant pertinemment ce qu'il savait de ses sentiments? Ignoble égoïste enfant. Mary sentait une vague de haine la submerger. A cet instant elle le détestait.
Et pourtant, ces dernières paroles la blessèrent plus que de raison. Sa voix se faisait de plus en plus haute, ne pouvant plus couvrir une colère qui ne cherchait plus qu'à s'exprimer librement. tant pis pour les domestiques, tant pis pour Adam. Comment ça ne pas lui parler d'amitié? Tout simplement parce qu'on ne donnait pas de nouvelles au messieurs, ce dernier nous rayait de sa liste de contacts téléphoniques? Mais alors la jeune femme aurait-elle donc raison? Il se serait donc fait du soucis pour elle?

Mary planta ses prunelles dans celles dorées de son vis à vis. C'était donc ça la raison de sa fureur?
La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine et osa un petit sourire discret sur ses lèvres.

Et bien alors Ruby? Tu t'es fait du mouron pour ta domestique?

Pour une fois, elle avait envie d'être méchante, lui faire ressentir toute la haine qu'elle pouvait ressentir parfois à son égard.

Je ne suis qu'une simple domestique, tu ne devrais pas t'en faire comme ça mon chou. Puisqu'après tout je ne dois plus te parler d'amitié...
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 13 Juil - 9:00

Les mots de Mary se figèrent dans son coeur comme une épine empoisonnée. Il était vrai qu'il ne s'était jamais demandé si cette amitié était réciproque. Il avait été refroidit d'un seul coup, perdant toute émotions, vidé. Il parlerait dans le vide, il le sentait. De plus, qu'elle ait deviné qu'il s'était inquiété pour elle le rendit plus froid encore. Il avait déjà du mal à se l'avouer lui même, l'entendre de sa bouche était comme un reproche. Il ne devait se lier avec personne, il se l'était promis.
Sa main libérée, il n'ouvrit pas pour autant la porte plus encore. Tout allait trop vite, son esprit triait beaucoup trop d'informations pour son cerveau de mâle. Tout ce qu'il comprenait avec clareté était qu'il s'exposait trop. Il fallait qu'il redevienne le Ruby adulé mais à la fois détesté. Il se redressa, sa main relachant le poignée. En un pas la distance de sécurité était franchie, en un pas il se faufila à ses lèvres, l'entrainant dans un élan de passion inommable. Non il ne ressentait aucun plaisir en cela, il ne voulait pas ressentir quoi que ce soit, elle lui était trop sauvage, il ne voulait pas perdre les pédales, il avait besoin de tout contrôler. Doué, c'est à bout de souffle qu'il la laissa. Son visage impassible se recula légèrement avant d'afficher une moue amusée. Elle osait l'affronter, il répliquerait de la même manière.

"Tu as raison, on ne peut plus parler d'amitié. Par conséquent tu es absolument libre de tes mouvements, de tes fréquentations ... tu ne me retrouveras plus sur ce terrain."

Lui même n'en croyait pas ses oreilles. C'est de cette voix douce et gentille qu'il annonçait qu'il ne s'inquieterait plus pour elle. Hypocrite jusqu'au bout des ongles il ajouta.

"Ce baiser est mon pacte, à présent je vais aller dormir, la fatigue m'assome. Je suis bien content de ne plus avoir à revivre cela ! "

Il se recula, et rouvrit la porte plus grande encore.

"Tu ne m'y reprendra plus, promis Miss Latoya."

Répondit-il sérieux. Il promettait d'arrêter, mais pourtant il était à deux doigts d'exploser, d'éclater sa jalousie au grand jour. Ses muscles étaient tendus, au point que s'en était douloureux, volontairement il annonçait qu'il la laissait libre, chose inconcevable pour lui, il s'arrachait tel un bouché cette épine qui transperçait son coeur déjà meurtrit.

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Mary Latoya
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 13 Juil - 9:33

Et puis subitement, tout alla beaucoup trop vite. Mary avait l’impression d’assister à la scène depuis les yeux d’uns spectateur, comme l’on regarde un mauvais film avec de mauvais acteurs. Car il était clair que ni l’un ni l’autre ne pensaient un traître mot de ce qu’ils disaient. Il était évident que Mary ne pensait pas ses mots, tout son corps et son esprit criaient son désarroi à l’idée d’être finalement complètement abandonnée par la seule personne qu’elle aimait vraiment. Si elle avait su comment tout cela finirait, jamais elle n’aurais suivit River ce matin là. Oui la jeune femme était prête à beaucoup de choses pour ne pas sacrifier son amitié avec Ruby. Oui cela pouvait sembler totalement irréaliste voir même idiot. Mais mary n’avait jamais connu que Ruby , c’était son ami et elle l’aimait. Il était évident que jamais elle ne pourrait le lui, trop consciente qu’il serait capable de la piétiner avec ces révélations. Pourtant ce n’était pas l’envie qui lui manquait de le lui crier à la figure.

D’ailleurs, en parlant de figure, mary eu juste le temps de décroiser les bras de sa poitrine avant que Ruby ne s’empare de sa bouche, avec une rare passion. Un baiser des plus passionnés, comme jamais elle n’en avait reçut. Avait-il enfin comprit ? Le cœur battant, Mary resta figée contre le mur, les bras collés contre ce dernier, attendant que cette folie passe. Elle mourait d’envie de le prendre dans ses bras, mais savait qu’il valait mieux attendre de voir ce qui allait se passer ensuite avant de s’emballer. Elle le connaissait bien son Ruby, elle savait comment il fonctionnait. Oui, « son » Ruby, parce que pour elle, il n’en jamais été autrement. Et elle ne voulait pas qu’il en soit autrement.

Puis, le jeune homme mit fin au baiser, aussi brutalement qu’il l’avait commencé. A bout de souffle, Mary el fixa sans dire un mot, attendant un geste, une explication. Un sourire amusé se peignit sur le beau visage de son vis-à-vis et Mary comprit alors, que ce n’était pas finit. Il allait en suivre des horreurs. D’ailleurs, comment une aussi belle bouche pouvait débiter des horreurs pareilles ? C’en était désolant.
Et effectivement, les méchancetés fusèrent. Il la laissait tranquille à présent, ce baiser comme seule preuve qu’elle retrouvait sa liberté. Mais quelle liberté que diable ? Elle était déjà libre non ? La jeune femme regarda Ruby droit dans les yeux, sans ciller. Il ne pensait pas un mot de ce qu’il disait. Cela ne se pouvait. Il souffrait tout autant qu’elle… n’est-ce pas ? Devant le sérieux de son ami, la demoiselle ne pouvait s’empêcher de douter. Ruby ouvrit la porte, prêt à partir. Une fois passée le pas de foutue porte, ce serait trop tard, c’était clair comme de l’eau de roche.

Alors Mary mit fin à ses pensées et décida d’agir. Elle se redressa lentement et se précipita d’un pas décidé et volontaire vers l’homme qui la faisait en ce moment souffrir. Elle le repoussa violement, ferma une bonne fois pour toute cette porte et le poussa vers son lit. L’expression de la jeune femme était un mélange de colère et de résignation, de peine et de douleur. Elle en avait marre à présent, elle voulait mettre fin à ce petit jeu, là tout de suite.
Elle grimpa donc sur son lit et s’assit à califourchon sur son ami avant de l’embrasser à nouveau. Un baiser beaucoup plus rapide, beaucoup moins passionné mais qui pourrait montrer à ce vil personnage tout ce qu’elle ressentait à présent. Puis, Mary défit ses lèvres de celles de son ami et le regarda droit dans les yeux, son visage à quelques centimètres de celui du jeune homme.

« Arrête ça tout de suite Ruby, arrête. Arrête de dire des trucs pareils. Tu sais très bien que je ne pense pas un mot de tout ce que je dit, alors arrête de me faire autant de mal. Je suis désolée pour aujourd’hui, vraiment, mais ne me le fais pas payer plus que de raison. »
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 13 Juil - 10:28

Si Ruby ne savait pas trop où il mettait les pieds en commençant cet ultimatum, il reprit vite le dessus en voyant sa réaction. C'était celle qui'il avait espéré, il le savait, car quand la jeune femme agit, son esprit cria de victoire. Sa mine devenant soudainement dépitée souleva le délice dans son âme. Ses mouvements furent rapides, lui était ralentit par la fatigue, il devait l'admettre. Sans aucune difficulté elle poussa son corps lourd sur son lit avant de grimper sur lui. Non il ne comprenait pas, et visiblement ne voulait pas comprendre, surtout s'il recevait comme indice les baisers de son ... amie ? Il se redressa sur les coudes, la laissant se reprendre, ses cheveux longs balayèrent son visage, alors que ses paumes étaient posées sur son torse nu. Sa voix était sérieuse, la souffrance était commune, il ne baissa pas les yeux, que voulait-elle entendre ? Il n'y avait rien à dire. Il aurait adoré la laisser en plan ainsi, mais cette option était trop douloureuse pour lui même.

Lui faire payer plus que de raison ? Savait-elle seulement dans quel état il était ? Il rapprocha son visage , le bout de son nez carressant l'arrête de celui de Mary, ses yeux se fermant dans un murmure.

"Tu m'as fait vivre un enfer."

Aussitôt, comme pour l'empêcher de poser plus de question ou bien simplement car son corps prenait le dessus sur son esprit, il l'embrassa, renversant leurs positions. Leurs souffles melés, le jeune homme dépassait largement les limites employeur/employée mais ce n'était pas ce qui habitait les pensées de Ruby qui trouvait une sorte de libération dans ses gestes. Carresser sa peau, sentir son corps pressé contre le sien, gouter à ses lèvres, tant de gestes qui lui faisaient découvrir une interdiction qu'il s'était monté seul. Le petit matin ... quleques heures avant que la maison ne s'éveille... Et pourtant tout était encore possible.Doucement il sépara ses lèvres des siennes avant de les laisser glisser le long de son cou, son souffle balayant sa peau de pêche. Cette fille était comme sa soeur, sa seule et réelle amie fille, et pourtant cette familiarité avit toujours caché des vices ... Il se cachait derrière sa protection fraternelle, mais au fond c'était une question de possessivité, il le savait à présent, cette fille ne pouvait appartenir à personne d'autre qu'à lui. Il redessina ses clavicules avant de marrier ses lèvres aux siennes, il le savait elles avaient été goutées par un autre peu avant cela l'énervait mais rien ne pouvait plus l'arrêter, il en avait peur.

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Mary Latoya
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 13 Juil - 15:56

A nouveau, les choses allèrent beaucoup trop vite pour que Mary ne puisse comprendre ce qui se passait. Assise sur son ami, elle réfléchissait, les yeux rivés dans ceux du mannequin, ses mains posées sur son torse nu et tout simplement parfait.
Puis il se redressa, approcha son front de celui de la jeune femme, le bout de son nez caressant l’arrête de celui de cette dernière. Puis, dans un souffle, il lui murmura une chose des plus stupéfiantes.

« Tu m’as fait vivre un enfer. »

Stupéfaite, c’est à peine si Mary e rendit tout de suite compte que Ruby avait reprit possession de sa bouche et avait inversé leurs positions initiales.
Un enfer ? Qu’entendait-il par là ? Il s’était donc autant inquiété que cela pour elle ?
Mary n’en revenait pas. C’était tout simplement la première fois que son ami lui lançait un indice, lâchait un mot, une phrase qui lui faisait comprendre qu’il tenait à elle. Oui, Mary ne pouvait se méprendre, Ruby tenait à elle et c’était tout ce qui comptait non ? Certes, il ne devait pas tenir à elle comme elle tenait à lui, mais c’était toujours ça d’acquis.
Alors, la jeune femme s’abandonna totalement dans les bras de son ami.

Mais était-ce encore son ami ? Etait-ce normal de se retrouver sur un lit, avec son ami sur soi, dans une position des plus compromettante ? Non, peut être pas. Comment pouvait-on définir leur relation à présent dans ce cas ?

Mais qu’importe, les pensées de Mary s’évanouirent au moment même ou les lèvres de Ruby s’engagèrent sur son coup, son souffle chaud caressant sa peau brûlante d’une sensation nouvelle. Elle réfléchirait à tout ça plus tard. Pour l’instant, il s’agissait de laisser le cour des choses se dérouler, s’abandonner dans les bras de cet ami si longtemps convoité. Le cœur de la jeune s’emballait de plus en plus. Combien de fois avait-elle ne serait-ce qu’oser imaginer un tel moment ? Les mains de la jeune femme parcouraient le dos nu du jeune homme, qui avait retrouvé sa perfection originelle. Ses cicatrices s’étaient résorbées, disparaissant totalement, pour le plus grand plaisir des mains qui parcouraient son dos. Caresses brûlantes d’un désir contenu pendant des années, attisé par les jeux qu’affectionnait la vile créature qui s’emparait à nouveau des lèvres de la jeune femme.

Cette dernière apposa soudain ses mains sur les joues de Ruby, pour retirer ses lèvres des siennes. Elle plongea son regard dans le sien une nouvelle fois. Elle aurait voulu dire à quel point elle était désolée, qu’elle tenait à lui comme jamais elle n’avait tenu à personne. Pour l’instant du moins.
Puis, fébrile, elle s’empara à nouveau des lèvres du mannequin pour un baiser fiévreux, débordant de passion et d'envies.
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 17 Aoû - 8:28

La passion guidait leurs gestes, animale, elle habitait leurs corps orientait les caresses brûlantes. La silhouette de Mary se cabrait sous les baisers de Ruby. Il était devenu aveugle, ne voulant rien voir d'autre que ce qui pouvait satisfaire ou attiser plus encore son désir. C'était ... naturel, comme prémédité depuis de longues années. Ses doigts passèrent sous son T-shirt, beaucoup trop large, remontant le long de sa colonne vertébrale... Sans être brusque mais avec impulsivité, il lui retira son T-shirt, dévoilant des parcelles de peau qu'il ne lui connaissait pas. Son regard doré s'attardait, scrutait ce qu'il avait souvent vu sur d'autres, passant la pulpe de son index entre sa poitrine, le long du sternum avant d'effleurer son nombril. Il n'y avait plus rien à prononcer, sauvage il plaqua de nouveau ses lèvres contre les siennes, l'embrassant comme si sa vie était en jeu, le besoin, animal était là. Toucher son corps, faire ce qu'il ne fallait pas ... il en avait besoin.

Avide, il sentit soudain ses gestes le dépasser, tout allait beaucoup trop vite. Sa peau augmentait en température, lui même avait trop chaud, il devenait bouillant ... comme avec Shun. Oh non ... Trop prise dans l'action Mary ne s'appercevrait de rien, mais lui savait ... oui il savait à présent à quel point il était dangereux. Mais il ne pouvait s'arrêter. Ses lèvres, sa peau, ses seins ... tout se consumait en un désir sans fin. Son corps agissait sans sa permission, attisant l'envie et le désir chez Mary. Ses gestes la faisaient soupirer d'aise, lui même ne pouvait dénigrer le plaisir qu'il en retirait.
Comment faire pour arrêter tout ça ?!? Ses yeux devinrent verts... lui même le sentit, ses iris picotant. Non ... La machine de mort était lancée... NOn NON ! PAS MARY ! PAS ELLE !!! Hurlait-il interieurement. Son corps refusait de coopérer. PAS ELLE ! NON ...

"...PAS TOI !"

Rugit-il.

Il ouvrit les yeux, allongé sur le sol de la chambre de Mary. Ses mains retombèrent sur son torse, essouflé, il eut froid. La chaleur du corps de son amie avait disparue, la frénaisie s'était arretée. Il s'était repoussé lui même, avait perdu l'équilibre pour s'effondrer sur le sol. Ses yeux verts se levèrent vers le lit. Mary avait une mine indescriptible. Il se rendit alors compte qu'il avait prononcé tout fort ce qu'il ne fallait pas.
Il se releva, maladroit au possible, évitant son regard.

"Il vaut mieux s'arrêter là."

En trois pas, il attrapa la poignée de la porte, puis la claqua derrière lui avant de retourner dans sa chambre. Il tremblait de toutes parts, une aura verte s'était formée autour de lui, il pouvait la voir rien qu'en regardant ses mains. Il y avait échapé belle ... et Mary aussi. Du moins c'est ce qu'il pensait.

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Mary Latoya
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Mar 1 Sep - 14:14

L’instant était fiévreux, passionné. Les gestes que la jeune femme avait trop longtemps gardé pour elle-même, les pensées et les envies qu’elle avait trop longtemps réfréné, étaient à présent libérés de toutes barrières, Mary pouvait à présent donner libre cour à toutes ses plus folles envies, puisque que Ruby suivait. La main se faisait exploratrice d’un corps inconnu et si longtemps désiré. La jeune femme passa un doigt sur l’emplacement à présent vierge où se trouvaient anciennement les cicatrices de son ami, celles qu’elle avait soigné tant de fois, celles qu’elle connaissaient par cœur. Encore aujourd’hui, elle était capable de les dessiner et ce, bien qu’elles aient à présent disparues.

Fiévreuse, la jeune femme l’était. Elle n’en pouvait plus de sentir le corps de Ruby contre le sien, sentir ses caresses sur sa peau, sentir sa bouche goûter aux moindres saveurs de corps. Pourtant, tout semblait si simple, tout semblait si naturel. C’en était troublant. A croire que les gestes, si longtemps retenus, se faisaient à présent un plaisir de n’en faire qu’à leur tête, se détachant de l’emprise de l’esprit pour se laisser guider par le désir.
Les doigts du jeune homme passèrent sous son t-shirt, sans qu’elle ne fit un geste pour l’en empêcher. Et sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, Ruby lui retira son t-shirt, la laissant sein nue à son regard connaisseur. A ce moment là, Mary ne put s’empêcher de rougir quelque peu. C’éta
it son ami, le coureur de jupon, celui qui avait une fille différente dans son lit tout les soirs qui la regardait à présent. Ses doigts se promenèrent le long de sa cage thoracique pour taquiner son nombril. Où se plaçait-elle parmi les femmes qu’il avait connu ? Certainement pas parmi les plus belles mais la trouvait-il belle ?
S’empêchant de réfléchir, elle embrassa de plus belle le jeune homme.

Tout était parfait. Jusqu’au moment où, sans comprendre ce qu’il s’était passé, Mary retrouva Ruby par terre, tremblant, suant et terrifié. Il avait crié, avait certainement réveillé toute la maison. Et le voici qui quitte la chambre à toute vitesse…
Mary était toujours sur le lit, tenant son buste à la verticale, se demandant ce qui avait bien pu se passer. Les jeux reprenaient-ils ? Non, ce n’était pas possible, il ne pouvait pas lui faire ça, pas maintenant…
Tapant du poing sur la couverture de son lit, la jeune femme se leva et suivit le jeune homme dans sa chambre. Peu lui importait qu’elle soit seins nue, tout ce qu’elle voulait c’était qu’il arrête.

Elle s’arrêta dans l’embrassure de la porte, des larmes coulant doucement sur ses joues. Elle se dirigea ensuite d’un pas décidé vers son « ami » et lui prit de le visage entre ses mains pour qu’il puisse clairement voir toute la tristesse que ses gestes lui apportait.

« Arrête de jouer avec moi Ruby. Si tu ne veux pas de moi, très bien, mais ne me fais pas croire le contraire pour ensuite t’arrêter. C’est tout ce que je te demande… »
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Ruby Sheperd
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MessageSujet: Re: Villa Sheperd, au petit matin.   Lun 7 Sep - 15:30

Elle était si proche, trop proche, l'expression plongée dans la tristesse, larmoyante et douloureuse. Ruby ne savait plus quoi penser, plus quoi faire, cette histoire lui tournait la tête. Ses yeux avaient cette couleur effrayante... ce vert extraordinaire qui était tout sauf naturel. Il se mordait la langue, le visage fermé. Tout s'inversait, le plafond était son sol, son ciel était couvert de planché... que faire ... rester en retrait devant ce spectacle ou bien l'embrasser comme un perdu ? Sa respiration se hachait, il baissait les yeux, comme pour qu'elle ne puisse voir que ses paupières. Son cœur battait la chamade.... Le désir était plus fort que lui. C'était pourtant pour sa santé, sa survie qu'il avait agit ainsi...

"C'est pas ça ..."

Puis ... plus rien... Le vide se fit dans son esprit. Comme si quelqu'un avait éteint la lumière...

Ses mains agrippèrent la taille nue de Mary, le silence était de mise, il la plaqua contre son torse. Sans avoir relevé les yeux, laissant juste son visage à quelques centimètres du sien. Ses lèvres effleurèrent les siennes, encore une fois, il s'attendait à un rejet... ce qu'il n'eut pas. La fatigue les assommait, plus de barrières, au fond, ils n'avaient envie de ça. C'était un ultimatum malgré eux... c'était maintenant ou jamais.
L'un appelant l'autre, la porte se referma sur ce qui était à prévoir de longue date...

Il l'attira avec lui, leurs corps se laissant tomber sur l'immense lit de sa Majesté. Il leva ses yeux vers elle, elle n'était pas le moins du monde effrayée... peut-être avait-elle trop confiance en lui. Avait-il peur de ça justement ? Elle savait tout de lui, et pourtant continuait à le couver du regard... Ses doigts écartèrent des mèches qui s'entremêlaient avec ses cils. Il finissait toujours par les faire pleurer ... Elle l'embrassa fougueusement, il posa ses mains dans son dos. Sa peau lisse filait sous ses caresses. L'appréhension se lisait quelques peu dans leurs gestes, tout pouvait bien s'arrêter d'un instant à l'autre. Pourtant leurs corps frémissaient. Il changea de position, se mettant dessus. Sa bouche s'éprenant de la sienne avant de l'abandonner pour sa peau, reprenant les choses là où il les avait laissées. Descendant lentement vers son nombril, sa langue passant doucement par moment, comme l'on goûte une gourmandise interdite, ses mains glissèrent vers sa taille, et l'élastique qui l'emprisonnait. Un pantalon de sport ... Il défit la cordelette, libéra la taille de la jeune femme avant de retirer délicatement ce qu'il savait appartenir à un autre que lui. La toile glissa le long de ses jambes divines, dans le silence. Le bout de ses doigts redessinait leur courbe alors que ses yeux suivaient leur tracé. Il revint sur elle, sans être brusque, se laissant emprisonner dans les bras de Mary. Leurs baisers étaient langoureux, mais plus prudents, savourant le moment plus que le prenant d'assaut. Lui même défit la cordelette qui le cintrait. Leurs souffles se mêlaient alors que leurs vêtements gisaient maintenant au sol.
L'un contre l'autre, nus, les gestes et caresses affolant leurs esprits. Très vite, la belle emprisonna ses hanches, l'entourant de ses cuisses. Les mains de Ruby frôlaient ses dos, sa poitrine, ses fesses, ses cuisses... Baisers brûlants quand fermement, il ne firent plus qu'un. Le corps de sa maitresse se cambrant de plaisir, sa fréquence augmenta, tout comme les battement de son cœur. L'avant bras posé en appui, il ne pu s'empêcher de serrer le poing, maitrisant comme il le pouvait le danger bouillonnant sous sa peau. Muscles tendus, leurs échanges n'étaient plus que soupirs et gémissements. Mordillant sa lèvre avant de s'attaquer à son cou, ses baisers cachant de légères morsures, il tremblait, les ongles de Mary s'enfonçant dans les muscles contractés de son dos. L'intensité montant progressivement à son comble, leurs gestes devenaient plus bestiaux, instinctifs, les respirations lourdes faisaient frissonner l'autre dans son propre plaisir, les ac-coups devenant de plus en plus puissant. Les gémissements se transformèrent en légers cris qu'ils avaient du mal à retenir maintenant. Puis vint enfin l'explosion, les étoiles dans les yeux, la monté d'adrénaline qui envahissaient les corps, se libérant par un cri...

Le souffle coupé, lèvres mariées à celles de l'autre, les draps imprimés de leur passion... ils accueillir l'aube. Le soleil rougeoyant posant ses rayons sur leurs corps nus. Puis doucement, exténués par la journée et nuit précédente, ils se laissèrent étreindre par les bras de Morphée.

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